Un sextoy, ça remplace le partenaire ? 6 idées reçues qui ont la vie dure
Un sextoy qui remplacerait le partenaire, qui rendrait dĂ©pendante, qui ferait trop de bruit pour un petit appartement : les idĂ©es reçues sur les sextoys ont la vie dure, et la plupart ne rĂ©sistent pas aux chiffres. Voici ce que disent vraiment les sondages, et comment choisir le sien en connaissance de cause plutĂŽt que par peur d’un mythe.
Idées reçues sur les sextoys : le tri entre mythe et réalité
La plupart de ces croyances datent d’une Ă©poque oĂč le sujet ne se discutait qu’Ă voix basse. Depuis, les chiffres ont parlĂ© : une enquĂȘte Ifop menĂ©e en 2017 rĂ©vĂ©lait que prĂšs d’une Française sur deux avait dĂ©jĂ utilisĂ© au moins un sextoy dans sa vie, contre seulement 9 % en 2007. Dix ans plus tard, le sujet reste pourtant chargĂ© d’idĂ©es fausses qui empĂȘchent certains de franchir le pas, ou de choisir le bon modĂšle une fois dĂ©cidĂ©s.
Idée reçue n°1 : le sextoy remplace le partenaire
C’est sans doute la peur la plus rĂ©pandue, surtout chez les hommes qui dĂ©couvrent que leur partenaire possĂšde un jouet. Les chiffres disent pourtant l’inverse : selon un sondage Ifop portant sur plus de 2 000 personnes, l’usage Ă deux concerne 45 % des utilisatrices, contre seulement 29 % en solo. Le jouet sert avant tout Ă enrichir une complicitĂ© dĂ©jĂ lĂ , pas Ă la remplacer.
Un kit comme les Instruments de Plaisir de Bijoux Indiscrets, pensĂ© pour se dĂ©couvrir Ă deux avec des accessoires graduĂ©s en intensitĂ©, illustre bien cet usage : c’est un jeu partagĂ©, pas un substitut. Toute la sĂ©lection de kits de sextoys pour couple part du mĂȘme principe.
IdĂ©e reçue n°2 : c’est un truc de cĂ©libataire en manque
Le raccourci est tenace, et tout aussi faux que le prĂ©cĂ©dent. PossĂ©der un sextoy n’a plus rien d’une pratique marginale : la progression de 9 % Ă prĂšs de 50 % d’utilisatrices en dix ans montre une dĂ©mocratisation totale, bien au-delĂ d’un supposĂ© public de cĂ©libataires en attente. Le rayon sextoys de la boutique reflĂšte cette diversitĂ© : des modĂšles pensĂ©s pour soi, d’autres conçus pour deux, sans hiĂ©rarchie entre les deux usages.
IdĂ©e reçue n°3 : c’est rĂ©servĂ© aux femmes
L’image d’Ăpinal du vibromasseur occulte un marchĂ© masculin pourtant bien installĂ©. Les masturbateurs pour homme, en silicone souple reproduisant diffĂ©rentes textures, se vendent de plus en plus, et pas uniquement en solo : beaucoup de couples les intĂšgrent aux prĂ©liminaires. Le F2S de LELO, avec son systĂšme de succion rĂ©glable, en est un bon exemple : un objet pensĂ© pour varier les sensations, pas pour « remplacer » quoi que ce soit non plus.
IdĂ©e reçue n°4 : plus c’est puissant, mieux c’est
La course Ă la puissance est un faux calcul. La plupart des utilisatrices expĂ©rimentĂ©es recherchent avant tout de la prĂ©cision : une vibration ciblĂ©e, discrĂšte, qu’on peut moduler finement, plutĂŽt qu’un moteur surpuissant qui sature les sensations en quelques secondes. Un petit modĂšle comme le bullet Rocket d’Armony le prouve : sa taille rĂ©duite n’enlĂšve rien Ă son efficacitĂ©, elle la concentre.
IdĂ©e reçue n°5 : c’est forcĂ©ment bruyant, impossible dans un petit appartement
C’Ă©tait vrai il y a quinze ans, avec des moteurs premier Ăąge qui vrombissaient Ă travers les murs. Ce n’est plus le cas : les stimulateurs Ă succion, par exemple, fonctionnent par pulsations d’air plutĂŽt que par vibration pure, ce qui les rend nettement plus silencieux Ă intensitĂ© Ă©gale. Le Moni d’Intense en est une bonne illustration pour qui redoute les murs fins. Pour une discrĂ©tion encore plus poussĂ©e au quotidien, notre article sur la culotte vibrante dĂ©taille d’autres formats pensĂ©s pour ne jamais se faire remarquer.
Idée reçue n°6 : ça crée une dépendance, on ne peut plus jouir autrement
Les sexologues interrogĂ©s sur le sujet sont unanimes : il n’existe aucune dĂ©pendance physiologique au sextoy. Le vrai risque, plus subtil, c’est l’habituation : toujours utiliser le mĂȘme geste, Ă la mĂȘme intensitĂ©, finit par rendre les autres formes de stimulation moins lisibles pour le corps. La parade est simple : faire tourner les sensations plutĂŽt que rĂ©pĂ©ter toujours le mĂȘme schĂ©ma, comme le dĂ©taille notre guide sur la masturbation masculine et la façon de varier ses sensations. Et pour que le jouet dure et reste agrĂ©able Ă utiliser, un entretien rĂ©gulier change beaucoup : tout est expliquĂ© dans notre guide sur l’entretien des sextoys.
Dernier point qui lĂšve souvent la derniĂšre hĂ©sitation : la commande arrive en colis neutre, sans aucune mention sur l’emballage, et la livraison est offerte dĂšs 79 ⏠d’achat en France. De quoi se faire une idĂ©e sans avoir Ă se justifier auprĂšs de qui que ce soit.
Questions fréquentes
Un sextoy est-il vraiment nécessaire pour un couple épanoui ?
Non. Ce n’est jamais une obligation, mais un outil parmi d’autres pour varier le jeu et la complicitĂ© quand l’envie s’en mĂȘle. Un couple peut tout Ă fait s’en passer sans que cela change quoi que ce soit Ă la qualitĂ© de sa sexualitĂ©.
Les sextoys sont-ils fabriqués dans des matiÚres sûres pour la santé ?
Les modĂšles vendus en boutique sont en silicone mĂ©dical, ABS ou TPE certifiĂ©s sans phtalates. Mieux vaut Ă©viter les jouets premier prix d’origine incertaine, et toujours vĂ©rifier la compatibilitĂ© avec le lubrifiant utilisĂ©.
Un homme peut-il utiliser un sextoy seul sans que ce soit perçu comme bizarre ?
Oui, et c’est de plus en plus courant. Les masturbateurs masculins se sont largement dĂ©mocratisĂ©s, au mĂȘme titre que les vibromasseurs fĂ©minins, sans que l’un soit plus « normal » que l’autre.
Faut-il un modÚle puissant pour bien débuter ?
Non, c’est mĂȘme souvent contre-productif. Un modĂšle aux vibrations modĂ©rĂ©es et progressives permet de mieux identifier ce qui plaĂźt, avant d’aller chercher plus d’intensitĂ© si besoin.